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Libre arbitre !

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Libre arbitre !

Non non, je ne viens pas vous parler d’arbitre de foot ! Mais bien de cette liberté d’action et de pensée que nous revendiquons avec force pour nous, humains, mais pas vraiment pour nos animaux...
Alors, imaginez… vous êtes avec des amis, en train de bavarder autour d’un café. Dehors, il tombe des trombes d’eau. Et soudain, un de vos copains se lève d’un bond : « allez, on va s’ faire un footing ! » Heu… « Ca va pas, t’as vu l’ temps ? » « Non, mais, tu pètes un câble ! » « Vas y, vas y, on te regarde par la fenêtre » ! Et tout le monde de se marrer. 
Même groupe d’amis, mêmes circonstances mais la pluie a redoublé. Et votre pote dit : « Ooooh, un gamin est tombé de son vélo sur le petit chemin en bas de la maison et il ne se relève pas ». Vous, vous allez tous vous lever, la plupart vont sortir, peut-être même sans prendre le temps d’attraper un parapluie.
Ben voyez-vous, les animaux ne sont pas plus « bêtes » que nous !!! Et c’est pure prétention humaine que de penser pouvoir leur imposer un changement de comportement sans leur donner une « raison valable ».
* Ce cavalier raide en colère qui m’appelle : « Dites à cet ahuri d’arrêter de se mettre debout, sinon... » Sinon quoi ? Ah oui, le petit bâton qui fait mal… 
* Cette dame, énervée : « Dites tout de suite à mon chat d’arrêter de faire pipi sur le lit, je lui mets le nez dedans à chaque fois, mais rien n’y fait ». Le nez dedans ? Aaah bon...
* Cette autre dame « Mon cheval n’est plus du tout coopératif en concours, je sais que quelqu’un communique avec lui pour lui demander de mal faire son travail ». Ahhh, trop trop fort, ce quelqu’un !!! 
* Ou encore ce monsieur « Mon chien s’est mis subitement à nous mordre les mains, aucune baffe ne fait effet... » Ahhh, des baffes ?!
Bien sûr, à coups de cravache, de paires de claques et de brimades, l’animal risque fort de céder, par crainte. Mais ça ne solutionnera en rien son problème, créera un vrai traumatisme que le propriétaire reprendra un jour comme un boomerang dans la figure (pour rester polie !), avec le risque d’une violence inouïe. Et là, on dira, il est archi-rétif, il est devenu méchant, il ne comprend rien » et vite, vite, il faut se débarrasser de lui, par n’importe quel moyen, y compris le pire... 
Les animaux, comme nous, ont leur libre arbitre. Quand ils ont décidé quelque chose ou quand ils veulent exprimer un mal-être, on ne peut pas exiger d’eux qu’ils cessent séance tenante le comportement qui nous dérange ou leur demander de le modifier juste pour embêter leur gardien ! 
Avant de vous ruer dans l’accusation ou la punition, laissez-leur au moins le bénéfice du doute en tentant de comprendre le pourquoi du comment. D’autant qu’un animal qui fait une vraie bêtise comprendra parfaitement qu’on le gronde. Si ce n’est pas volontaire, il perdra à chaque punition un peu plus de sa confiance en l’humain. 
Depuis le temps que je « parle » avec les animaux, je n’en ai pas rencontré un seul qui adoptait volontairement des attitudes « contrariantes » face à son gardien, pour le seul plaisir de lui pourrir la vie. Il y a d’ailleurs une explication : les animaux n’ont pas notre raisonnement intellectuel, ils ont certes, une analyse, très fine, mais elle est instinctive. Or, pour emm... le monde, il faut raisonner, ne serait-ce que pour réfléchir à la manière de le faire au mieux ! Inutile de vous dire que le discours « Mets lui un bon coup de cravache sur le cul, il se fout de toi » me sort par les oreilles ! 

Revenons à l’exemple de nos 4 loulous : 
* A peine connectée à lui, le cheval m’envoie une effroyable douleur dentaire. Dentiste, soins... 5 jours après, il cessait de se prendre pour le Tornado de Zorro. 
* Le petit chat : « faire là – eux voir », avec un sentiment de tristesse, donc il savait que ça ne plairait pas à ses maîtres mais instinctivement, il le faisait dans un endroit où il était sûr que ça ne passerait pas inaperçu. Bien vu pour le lit, passage obligé des humains ! En fait, il était terrorisé par le bruit du chantier d’à côté, que ses gardiens n’entendaient pas, étant au travail toute la journée. Le rassurer, encore et encore, en communication et en vrai, s’organiser pour rentrer déjeuner à la maison pour couper ses journées (le premier qui me redit que les animaux n’ont pas la notion du temps, je ne lui adresse plus la parole ! Pas les mêmes repères que les nôtres, mais ils l’ont bel et bien). Le petit chat a cessé de faire pipi dans le lit bien avant l’arrêt définitif des engins de chantier.
* Inutile de m’attarder sur le cheval qui a subitement décidé de ne plus être généreux en concours ! Si ça se passe mal, il faut chercher ailleurs que chez un soi-disant gourou de la communication ! Imaginez seulement que ce soit possible, tous les chevaux que je suis en compétition seraient champions du monde, il me suffirait de communiquer avec les autres pour leur demander poliment d’aller à la faute !!! Je mets d’ailleurs au défi tous les communicants de la planète d’exiger de mes chiens qu’ils me mordent ! 
* Quant au chien justement : « enfermé – plus voir (images de soleil, d’herbe et d’eau) – aller – aller ». Visiblement il ne sortait plus et voulait juste traîner ses gardiens dehors. Confirmation auprès des maîtres. Temporairement surchargés de travail, ils ne le sortaient que pour faire ses besoins, en laisse, autour du pâté de maison. Le monsieur s’est moqué, la dame a décidé de jouer le jeu. 20 mn de balade le long du canal tous les jours. Il a définitivement cessé de s’affuter les dents sur les mains dès le 3e jour.

Certes, ces exemples sont des cas « simples » pour moi, facilement interprétables et surtout solutionnables. Il arrive qu’un traumatisme ait été d’une violence extrême ou soit resté ancré dans l’instinct profond de l’animal au point qu’un simple déclencheur le fasse ressurgir. Dans ces cas là, il faut beaucoup de temps et parfois même, on n’y arrive pas...
Mais il n’est nul besoin d’avoir recours à la brutalité, verbale ou physique, quand quelque chose ne va pas. Pas plus que leur promettre des choses invraisemblables, comme « Pis-ce-que-c’est ça, t’es puni, pas de promenade » (Comme s’il allait faire la relation !) ou encore (ça, je l‘ai entendu d’une communicante, si, si !) : « je lui ai dit que s’il faisait encore tomber des barres, il n’aurait ni plaque, ni flot »… Comme si le cheval savait ce que c’était que ce truc qu’on lui colle près de l’oreille et qui l’énerve parce que les rubans volent au vent ! Comprendre pourquoi les barres tombent, c’est peut être plus judicieux, non ?
Observer et chercher à comprendre, c’est pourtant pas sorcier, notre cerveau humain le fait dans quasiment toutes les situations de notre vie quotidienne. J’en entends certains : « Ouiiiii, mais c’est pas pareil, eux, ce sont des animaux… » Et alors, vous croyez vraiment qu’ils sont plus stupides que nous ?! 
Même que parfois, ça leur serait difficile, à en juger par certains de nos comportements !!!

 

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Le mieux, ennemi du bien ?

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Enfin la lumière au bout de ce tunnel chaotique de 8 mois, jalonné de soucis persos et de problèmes de santé ! On dit que le ciel nous envoie uniquement les épreuves que nous sommes en mesure d’affronter, mais je me suis quand même demandé s’il ne me prenait pas pour Hulk !

Et c’est de santé que j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Pas la mienne, elle n’intéresse personne et en plus, elle est sur la pente ascendante. Non, celle de nos compagnons animaux.

À la lumière de ce que je viens de vivre, je me pose des questions. J’ai suivi scrupuleusement les avis et directives des médecins, parce que j’ai confiance en la médecine, même si de temps en temps, cette sensation bizarre qu’elle naviguait à vue n’était pas très rassurante... Et, dans mon impatience à aller mieux, je me suis aussi tournée vers les médecines douces, homéo, phyto and co, parallèles, les soins en tous genres, énergétiques, magnétismes... Bref, j’ai fait quasiment un tour complet des possibilités.

Certaines m’ont vraiment aidée, d’autres n’ont soulagé que mon porte-monnaie et pour d’autres enfin, le remède a été pire que le mal. Un exemple, j’ai déclaré une violente allergie à la spiruline !

Et pendant ces mois, je pensais à ces gardiens soucieux du bien-être total de leurs animaux, qui garnissent leur pharmacie véto et autres caisses de pansage avec de multiples petites gélules et potions magiques. Et je repensais aussi à ces troubles que les animaux m’expliquent, dont je suis sûre des ressentis, et que pourtant rien ne vient justifier au niveau de leur vie ou d’examens vétérinaires.

Attention, ne vous méprenez pas, je ne parle pas des traitements, qu’elle qu’en soit la nature, chimique ou naturelle, prescrits par des professionnels, qui correspondent à un vrai problème de santé de l’animal. Là-dessus, je me garderai bien, vu mon ignorance, de porter le moindre avis !

Non, je parle de tous ces petits « compléments » censés leur donner un bien-être supplémentaire, d’autant plus faciles à trouver que le marché est juteux et qu’ils envahissent le net, les rayons des magasins bio, les selleries et autres. Un p’tit booster par-ci, quelques oligo-éléments par-là, un drainage...  « Ça ne peut pas faire de mal, c’est 100 % naturel » dit la pub. Ben moi, que ce soit tout nature et que ça ne leur fasse que du bien, j’en suis plus si sûre... Ce n’est pas parce que ce sont des plantes que c’est inoffensif, pas non plus parce que ce sont des oligos qu’il ne peut pas y avoir surdoses ou allergies.

Les animaux ont cette extraordinaire faculté instinctive, (contrairement à nous !), de savoir ce qui dysfonctionne dans leur corps et peuvent donner des indications précises sur la localisation. Mes communications « scanning » me bluffent tous les jours et les pros de la santé aussi ! Pour autant, nos compagnons n’ont pas la possibilité de dire stop à un traitement ou, comme moi, de jeter à la poubelle les petites capsules vertes de spiruline...

Aujourd’hui, je m’interroge... À vouloir trop en faire pour leur confort physique ou moral, à pratiquer une sorte d’auto-médication à leur place sans savoir vraiment ce qui se passe dans leurs corps, sommes-nous vraiment sûrs que ce mieux que l’on veut pour eux n’est pas parfois l’ennemi de leur bien-être ???

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Centres du monde !

D’habitude, je viens vous raconter la vie des animaux. Aujourd’hui, c’est de celle des humains dont j’ai envie de parler. Parce que, vous le saviez, vous, qu’il existait des dizaines de « centres du monde » ? Et ben SI !

* Y’a celui qui téléphone à 2h1/2 du mat : « mon cheval est en colique, demandez-lui de suite s’il a vraiment mal pour savoir si je dois l’emmener en clinique ou pas » ?!! Celui qui appelle à 5h (toujours du mat) pour... prendre un rendez-vous : « Mais Madame, il est un peu tôt non ? Oui, mais moi, c’est l’heure à laquelle je me lève » Ah..., bon, ben, j’ai rien dit ! Ne pas décrocher ? Oui, mais non, moi j’ai une famille qui vit loin, et à ces heures-là, je me rue sur le téléphone sans regarder qui appelle.

* Celui qui envoie un sms avec une photo pour une consultation et qui, une heure après, s’indigne de ne pas avoir de compte rendu. Heeeuuu, des textos, j’en ai une moyenne de 70 par jour, alors, excusez-moi... Mes demandes répétées de les réserver aux urgences et d’envoyer plutôt un mail restent vaines, alors je n’arrive pas à répondre à tous. En plus, je ne décroche pas mon téléphone pour parler avec les animaux en 3 mn comme les humains !

* Celui qui me contacte pour une vraie urgence. Là, je m’arrête sur le bas-côté d’une route, une aire d’autoroute ou je lâche ce que je suis en train de faire. « Ça y est, le cheval est calme, vous pouvez lui enlever les 3 tours de barbelés autour de son antérieur sans qu’il ne se débatte ? Oui ? Parfait ». Le merci, je m’asseois dessus, le paiement aussi d’ailleurs.

* Celui qui tempête parce que j’ai 5 mn de retard pour une communication par téléphone et avec qui je n’arrive pas à raccrocher 2h 1/2 plus tard parce qu’il veut encore savoir si le petit chat préfère le coussin marron ou vert, se moquant totalement de celui qui attend mon appel après lui...

* Celui qui crie à l’arnaque parce que l’animal ne veut pas parler et qu’il me faut parfois 5 à 7 communications étalées sur plusieurs jours (pour le prix d’une, évidemment) pour comprendre son traumatisme ou la douleur dont le vétérinaire n’a pas trouvé la cause.

* Celui qui, après un de mes stages de formation, m’envoie un message incendiaire parce que je n’ai pas pu me rendre disponible pour la validation d’un exercice... Dans la même série, celui qui me reproche de ne pas lui tenir la main à chaque pas sur ce chemin de l’apprentissage, certes difficile, mais très personnel. Ou encore celui qui, sûr de lui, se déclare communicant pro le lendemain d’un niveau 1 ! Et que dire de celui qui me demande des tonnes de validations jusqu’à ce que je me rende compte qu’il fait passer ainsi tous les animaux de ses amis, sans pour autant travailler, lui !!!

* Celui qui s’estime supérieur, donc forcément son animal vaut 1000 fois mieux que tous les autres réunis, et je dois lui parler im-mé-dia-te-ment sous peine de crime de lèse-majesté et de messages limite insultants.

* Celui qui s’énerve : « M’enfin, c’est pourtant pas difficile pour vous de dire à c’ connard qu’il doit arrêter de se mettre debout ». Le connard, c’est son cheval, vous l’aurez compris. Quoiqu’on pourrait douter...

* Celui qui m’appelle parce que son petit chien s’est perdu ou a fugué et avec qui je passe des heures et souvent des moitiés de nuits. (Pas certaine de pouvoir les localiser, je tente toujours en priorité de les faire rentrer avant de les pister et je l’explique aux gens). Le lendemain matin : « Il est revenu, pas la peine de faire la communication ». Ah... Bon... Ben, au revoir !

* Celui qui demande d’un ton péremptoire le remboursement parce que comme je ne lui pas expliqué ce que l’animal m’avait dit quand je l’ai prévenu de son absence, ça veut dire que je ne l’ai pas fait. Or ça, je n’oublie jamais ! Je les note sur un petit carnet agenda que je consulte tous les soirs. Je sais combien c’est important et, aussi..., ça me fait moins d’animaux à rechercher parce qu’ils ont fugué, inquiets de ne plus voir leurs maîtres ou pire, ça évite des coliques de stress chez les chevaux, des cystites chez les chats etc... Bon, ben les voilà, vos 20 €...  Et bonnes vacances surtout !

* Celui avec qui je passe 2h pour expliquer que le cheval a vraiment très mal et qu’il faut faire intervenir rapidement un ostéo pour remettre cette vertèbre déplacée. « Ok, d’accord, donc, je peux aller en concours ce week-end. ». Heuuu, c’est-à-dire... on est un peu jeudi, quoi...

* Celui qui envoie un sms pour une raison non urgente et qui harcèle avec ces « ?????? » genre « mais qu’est ce que tu fous », qui me sortent par les yeux....

* Celui à qui j’explique que je ne peux temporairement pas me déplacer pour un problème de santé : « Vous n’êtes pas professionnelle alors ». Ben non, sûrement, et j’ai la Sécu aussi, qui me verse un salaire quand je ne travaille pas, je suppose ?!!

J’en écrirais un livre sur tous ces centres du monde. Mais en fait, ce serait juste un livre sur le Monde, sur cette société dans laquelle nous vivons, nous, humains, cette société que nous avons construite, faite d’indifférence, d’impatience, d’intolérance, de jalousie et parfois, il faut le dire, de méchanceté.

Et à côté de ces centres du monde, il y a les autres... Modestes, discrets, gentils, qui me font mal au cœur quand ils s’excusent presque d’envoyer un mail pour me rappeler que je suis en retard…

* Ceux qui patientent au-delà du normal pour leurs consultations sur photos.

* Ceux qui attendent sans s’énerver un de mes déplacements : « avant, on ne connaissait pas la communication animale, donc, on vous attend ».

* Ceux qui font leur chemin d’apprentissage en cherchant les validations auprès des animaux de leurs amis en me demandant juste de temps en temps une précision et qui, à l’occasion d’une rencontre sur le terrain, me scotchent par la justesse de leurs ressentis, preuve indéniable de leur travail.

* Ceux qui m’envoient de petits messages hyper gentils dès que la situation de leur animal s’améliore.

* Ceux qui ne pensent qu’au bien-être de leur animal mais acceptent que cette petite jument enlisée et au summum de l’angoisse ou que ce vieux chien en fin de vie et tout en douleur passent avant leur petit chat qui fait pipi partout depuis des mois.

* Ceux qui, en concours ont un vrai souci inhabituel avec leur cheval, à qui je dis que je vais regarder dans la journée et qui attendent, sans envoyer 25 000 sms « ????? », genre t’es partie te promener ?  

* Ceux qui me font des yeux tout ronds d’étonnement quand je leur réponds « rien, c’est cadeau » quand il s’agit de règlement, alors que certains « oublient » consciencieusement de payer et que tant d’autres ne se posent même pas la question, genre « Ah, mais c’est un travail ? » Ben non, c’est vrai, j’ suis conne, mes boubous chiens, chat et moi on mange pas, on dort à la belle étoile, on s’ déplace à pied et en plus, l’Urssaf et le Rsi sont nos meilleurs potes !

Et en fait, encerclée que je suis par tous les centres du monde, ce sont les gentils, les respectueux, les généreux, les altruistes qui en pâtissent et leurs animaux par la même occasion.

Mais c’est ainsi que tourne notre monde.

Je vais m’arrêter un peu, à partir du 21 août (sauf formations prévues). D’abord pour absorber mon retard et appeler tous ceux qui patientent sans rien dire, ensuite parce que j’ai besoin de « décrocher » dans ma tête. Enfin, parce que j’ai décidé de travailler à la manière de me recentrer sur mon petit monde à moi pour donner la priorité à ceux que je laisse attendre pour céder au harcèlement des uns ou aux caprices des autres.

Remettre mon église au centre de mon village, en quelque sorte... en apprenant à dire « non ». Mea culpa !

Pardon pour ce (long) billet d’humeur, mais ça fait du bien de dire les choses, d’autant que certaines font parfois des bleus à l’âme au quotidien.

Pour terminer sur une note moins... râleuse (je m’y mets aussi, viiite les vacances !!!), je vais mettre ces quelques jours à profit pour créer des ateliers de pratique (personnalisés sur internet et non des forums), de manière à permettre à mes stagiaires de faire des communications accompagnées !

Belle fin d’été ! Et plein de bises à tous vos animaux !

 

 

 

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Ouïe !!!

Envie de vous parler des ressentis physiques en communication animale. Sans doute parce que je me suis vraiment fait plaisir avec mes stagiaires de ma dernière formation « Scanning » !

Dans la technique que j’utilise pour communiquer, les animaux transmettent leurs messages de différentes manières. Celle qui leur permet d’exprimer leurs douleurs est l’une des plus surprenantes.

Ils peuvent « montrer » par télépathie, on a alors des images de l’endroit qui fait mal. Mais aussi parfois envoyer leurs douleurs dans notre propre corps. J’ai la chance - heu..., enfin au 6e animal, parfois, c’est un peu lourd ! - de réceptionner ainsi sur moi. J’ai beaucoup, beaucoup travaillé ces perceptions, par une technique que l’on appelle le « scanning ». Tous les communicants n’ont pas ces ressentis, mais mes stagiaires qui en font l’expérience peuvent témoigner combien ce peut être impressionnant !

On ressent ainsi la localisation de la douleur, parfois avec une précision qui déstabilise les pros de la santé, sa nature (ça brûle, ça tire, ça pique...) et son intensité.

Comme je n’ai absolument aucune compétence ni en science vétérinaire, ni en ostéopathie, mes comptes rendus sont parfois... étranges ! « Il a comme un scoubidou à la pointe de l’épaule gauche », « Des petites bêtes croquent dans ses articulations », « Ce petit os rentre et sort dans sa tête », « Je sens mon crâne qui penche fort à droite et j’ai mal à la tête », « Il a une sorte de tuyau décalé dans la gorge »... Je vous laisse imaginer la tête des propriétaires et toute la détresse dans leur regard « mais elle est dingue, comment je vais expliquer ça à mon véto ou à mon ostéo ? » !!!  

Accepter de ne pas comprendre est difficile pour nous, humains. Mais quand je m’en tiens à mes seuls ressentis, ceux qui sont en mesure de les comprendre y parviennent sans difficulté ! Ce n’est pas un hasard si des pros de la santé animale font appel à moi.

Avec l’expérience et parce que (‘tit clin d’œil à mes stagiaires !), je cherche en permanence les validations, certains ressentis qui m’ont été expliqués par les pros se recoupent, se retrouvent. Je peux alors tenter de donner, certes pas un diagnostic, mais des pistes de recherche.

Vous vous demandez comment tout ça est possible ??? Moi aussi !!! Ce que je crois, c’est que les animaux ont une conscience du fonctionnement de leur corps bien supérieure à la nôtre. Quand moi je dis à mon médecin « j’ai mal au ventre », un cheval est capable d’orienter vers un coude précis de son intestin. Pour eux, depuis la nuit des temps, c’est une question de survie. En pleine liberté, un cheval en début de colique ne mangera pas n’importe quelle herbe... Et cet instinct, profondément ancré en eux et que l’on ressent si fort chez les animaux sauvages, résiste à toute forme de domestication.

Je vous raconte tout ça, derrière mon écran, mais avec la jambe gauche surélevée pour tenter de dissuader mon genou de jouer à Bibendum, version gonflée... Parce que je n’en reste pas moins une idiote d’humaine et qu’une grosse erreur m’a valu, il y a plus d’un mois, une réaction violente (et… légitime !) d’un poney. Ben vouiiii, je ressentais très fort la douleur sur l’une de ses vertèbres. Je suis restée appuyée contre son flanc et j’ai mis l’index là où ça fait mal pour montrer l’endroit à sa propriétaire. M’enfin... si vous me dites que vous avez hyper mal à l’épaule et que je vous secoue comme un prunier en disant « c’est bien là que vous avez mal, hein ? », vous faites quoi, vous ? Y sont pas plus bêtes que nous !!!

Ma malchance, c’est que ce petit bout de cheval haut comme trois pommes savait viser juste avec son mini pied ! Et que depuis plusieurs semaines, j’ai mal et je peine vraiment à me déplacer. J’en profite d’ailleurs pour remercier de leur compréhension les gardiens qui ont accepté de décaler leurs rendez-vous ou de communiquer à distance, le temps que la « science médicale » parvienne à me remettre sur mes deux jambes !

 

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Vive 2017 !

Ca y est, 2016 a (enfin) quitté la scène… A nous 2017 !!! 
Je vous souhaite une année pleine de projets et de belles énergies, remplie de ces mille et une petites joies quotidiennes qui, réunies, s’appellent le Bonheur. 
Un Himalaya de bises à tous vos animaux ! 
Et des rêves pour que l’Homme retrouve le chemin de la tolérance, de la paix et du respect, pour l'humanité mais aussi pour tous les animaux du monde.

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Naturellement connectés !

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Naturellement connectés !

Et pendant que les mamans bavardent autour d'un café..., les enfant papotent avec les animaux ! Je prends un plaisir fou à former les adultes, mais les enfants et les ados, c'est du bonheur à l'état pur ! Ils se connectent tellement facilement ! 

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Pigeon messager

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Pigeon messager

Envie de vous faire partager un de ces moments de communication où l’on croit rêver et où il faut secouer son mental pour être certaine que ce n’est pas lui qui nous joue des tours.

J’étais dans le box d’une petite jument, qui me racontait ses malheurs de jeunesse. Un pigeon était perché sur la poutre, juste au-dessus. Difficile de ne pas le remarquer, on entendait que lui dans l’écurie !

Et voilà-t’y pas que ce petit bavard décide de s’incruster dans la communication ! Ce que m’expliquait la juju était un peu compliqué à décrypter et je n’avais certes pas besoin de ressentis et perceptions complémentaires pour brouiller le décodage !

Je demande donc à Moooosieur gentiment mais fermement de me laisser un moment avec elle, en lui disant que je reviendrai le voir plus tard. « Non ». Pourquoi ? « Amie de moi ». OKkkkkk !

Je demande alors à la jument d’intervenir auprès de lui pour que je puisse mieux la comprendre. « Non ». Pourquoi ? « Ami de moi ». Bon… c’est pas gagné !

Me voilà partie dans une discussion alternée avec le pigeon et la jument. Lui : « Viens voir elle – Manger avec elle – Vais voir ami » (image d’un autre cheval). Elle : « Triste — Peux plus voir ami » (image du même cheval) – Lui : « Humain chasser moi — Moi revenir toujours ».

A ce stade de la communication, je déconnecte, en me disant que j’avais peut-être repris un peu trop tôt et que mon mental s’en donnait à cœur joie pour me déconcentrer ou me percher sur la cime des sapins !!! Mais je décide quand même d’expliquer la situation à la gardienne de la jument et au responsable de l’écurie. Tout en me disant que je ne reviendrai sans doute jamais dans cet endroit sympa et que peut-être, ils allaient appeler direct l’asile de fou.

Tous les deux se regardent, l’air hébété, puis explosent de rire. Ça y est, c’en est fini de moi…

Et ben non !!! La gardienne est arrivée dans cette écurie il y a quelques mois, avec une amie. Leurs deux chevaux se connaissent bien, s’adorent, vont ensemble au paddock, s’appellent quand l’un part et que l’autre reste… Or, là, la cloison du box ne leur permettait plus de se voir et de se faire des bisous ! Le pigeon faisait effectivement des allers-retours, tantôt vers l’un, tantôt vers l’autre.

La jeune femme m’a confirmé que le pigeon picorait toujours les graines de la paille dans le box de sa jument et le responsable de l’écurie qu’il tentait effectivement de le faire partir par tous les moyens pour éviter les fientes dans la mangeoire…

J’aurais pu proposer d’essayer de demander au pigeon de s’en aller… Pas certaine du tout de trouver le bon argument, les siens étaient trop solides ! Et puis, j’ai pas eu le cœur de casser cette belle histoire !!!

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A Margaux, à Elisa

C’est une histoire d’amour que je viens vous raconter. Plus exactement sur le pouvoir de l’amour...

Il y a longtemps déjà, une dame m’a demandé une communication avec une jument, dont sa fille était tombée amoureuse. Elle était dans ses pensées jours et nuits. La maman hésitait à l’acheter..., la jument jetait tout le monde par terre, y compris des cavaliers pros.

Je me suis trouvée face à une jument hystérique. D’une violence inouïe dans sa manière de s’exprimer. Les bribes de son passé que je suis parvenue à comprendre étaient terribles... Je sentais que cette méchanceté n’était pas innée chez elle et que peut-être, avec beaucoup de compréhension et d’affection... mais au prix de combien de soucis et de chutes. Ce n’est pas mon rôle et encore moins mon métier que de donner un conseil d’achat. Mais j’avais sympathisé avec cette dame, à l’occasion d’une communication avec un autre cheval, et sa fille, bien que douée, était toute jeune... J’ai expliqué dans le détail mes ressentis et aussi mes craintes. L’achat ne s’est pas fait...

Cette petite jument m’a hantée pendant longtemps. De quel droit m’étais-je permis de la juger et, en quelque sorte, lui refuser une seconde chance ? J’ai communiqué avec elle jusqu’au jour où je n’ai plus eu aucune perception. Elle ne voulait plus.

Des mois plus tard, j’arrive dans une écurie en Haute-Savoie, avec comme d’habitude, uniquement le prénom de la cavalière qui m’avait contactée au nom des autres, donc sans savoir avec quels animaux et gardiens je venais tchatcher ! Déjà fort tard dans la soirée, je me dirige vers le manège ou m’attend la dernière cavalière et son cheval. Ils viennent à ma rencontre, lui collé à l’épaule de la cavalière, sans longe ni licol. Je plonge alors mon regard dans le sien, et là... Mon sourire s’est figé et j’ai senti mes yeux qui s’écarquillaient. « Je crois que vous vous connaissez déjà », me dit la cavalière. C’était la petite jument...

Ma communication avec elle fait partie de celles que je n’oublierai jamais. Tellement de tendresse, de bonheur, de sérénité... Ce que m’a raconté la jument ? « Elle prendre moi sans me voir - Venir me chercher sans monter sur mon dos – Sur son chemin de vie ». Et une suite d’images pour moi totalement invraisemblables. Du saut d’obstacles avec juste une cordelette sur l’encolure, des balades en extérieur, des jeux en liberté, elle allongée de tout son long sur le sable à côté de sa cavalière dans la même position...

En fait, la jeune femme a craqué sur elle en voyant sa photo sur... une annonce ! Elle l’a achetée sans l’essayer. Certes, les débuts n’ont pas été tout faciles. Mais l’affection et la complicité d’aujourd’hui... La première jeune fille avait suivi la jument et pris contact avec sa nouvelle propriétaire. Elle est venue la voir, l’a montée et toutes les deux correspondent toujours.

J’ai terminé à minuit et demi ce soir-là. La jument était en box dans un autre bâtiment de l’écurie, accessible par un chemin assez long... J’ai proposé à la jeune femme de l’accompagner pour l’éclairer. Elle a ri encore, a approché la jument d’un muret, est montée sur son dos, à cru et, en licol, elles sont parties dans la nuit. J’ai attendu un peu, pour être sûre qu’elles arrivaient à bon port. Quand je les ai rejointes, elles étaient devant la deuxième écurie. La cavalière m’a fait un petit signe de la main, la jument a tourné la tête vers moi et a plongé ses yeux remplis de bonheur dans les miens.

J’ai fait 500m, je me suis garée et j’ai pleuré...

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A toutes les « Zézette »… !

Ben voui, c’est Zézette la lapine qui m’a donné envie de vous écrire ! Zézette… trop jolie mais un peu ronchonne, pas câline, n’aime pas les caresses, déteste qu’on la porte, ne daigne même pas se retourner quand on l’appelle. Mais qu’est ce qu’elle a, Zézette ? Des douleurs ? Un traumatisme ? Des problèmes d’environnement, de maison, de nourriture ? Rien de tout ça ! Comme d’autres animaux, Zézette n’aimait tout simplement pas… son nom ! Je vous vois, en train de vous esclaffer derrière vos écrans ! Pas gentil de vous moquer de Zézette ! Mais, surtout vous avez tort de rigoler ! Parce que les animaux ne sont pas si « bêtes »…

Bon, on est d’accord et je ne cesserai de le répéter, ils ne me parlent pas en mots ! Sinon, au pire, je serais déjà dans un asile, au mieux, à quoi ça servirait que je m’épuise en concentration et que je me décarcasse à m’en griller les neurones pour décoder ! Non, ils me « parlent » en envoyant des ressentis, des émotions, des images, des sons… qu’il faut interpréter.

Même si certains de nos mots leur sont familiers, nos animaux domestiques ne connaissent pas l’étendue du vocabulaire humain ! D’ailleurs, vous qui vous marrez, je vous signale que vous ne connaissez pas non plus le leur, hein !!! A moins que vous ne sachiez miauler d’une certaine manière devant votre assiette vide, hennir doucement pour dire bonjour ou aboyer rageusement quand vous êtes en colère… (Quoique… Ouh là là, je m’égare !)

Ils ne connaissent donc pas la définition de nos mots, mais ils en captent la connotation, c’est-à-dire l’intention que l’on donne à chacun d’eux quand on parle « humain ». Je m’explique. Nos mots ont tous une « dénotation », qui est la définition décrite dans le dictionnaire. Mais en paroles ou en pensées, on leur donne une « connotation ». Le mot « rouge », par exemple, est défini comme une couleur. Mais on l’utilise pour la colère, le sang ou l’interdiction. C’est aussi l’idée de la voiture et de la bagnole. Même dénotation/définition, connotation différente. Ou encore du policier et du flic… Ça y est, je m’égare encore... Mais là, vous me suivez, je suis sûre !

Alors, vous l’aurez compris, Zézette n’aimait pas son nom parce qu’elle captait sa connotation… moqueuse ! Et heureusement qu’elle ne comprenait pas sa définition ! Ah, vous la connaissez pas non plus ? Là, je vous laisse ouvrir le dico !!!

J’ai fait plein d’expériences (gentilles !) sur le sujet en communiquant avec les animaux. Pour mieux les comprendre et aussi parce que, - héritage de mon autre métier -, j’adore la sémantique. C’est impressionnant. Et plus encore quand on sait que Zézette, comme ses copains de toutes espèces, (sauf la nôtre, comme c’est bizarre…) capte les intentions puissance 200 000 grâce à son instinct.

J’en entends encore hurler de rire en se tapant sur les cuisses : « t’avais qu’à lui demander comment elle veut s’appeler, la Zézette ! » ! Ok, ok, Zézette n’allait pas me dire « je veux m’appeler Anémone de la forêt verte » ! Mais en lui envoyant les sons de nos voyelles en communication, elle a été capable de réagir à une sonorité qui lui plaît. Et là, j’en vois qui sourient, parce qu’ils ont vécu cette expérience entre eux, leur animal et moi !

Je ne peux pas vous donner le nouveau et joli nom de Zézette sans trahir la confidentialité de ma communication. Ce que je peux vous dire, par contre, c’est que maintenant, l’ex-Zézette arrive ventre à terre quand on l’appelle, cherche les câlins et aime que sa toute petite gardienne caresse sa fourrure toute douce…

Son histoire, comme d’autres avant elle, me rappelle mon grand-père et ses énormes chevaux de trait comtois et aussi mon père, à la ferme, quand j’étais enfant. Ils disaient « il faut donner un nom à chaque animal et pas n’importe lequel, ça joue sur leur caractère… » J’ai grandi avec des Marquis, des Altesses, des Bella, des Championnes, des Coquettes, des Sultans, des Mignonnes, des Étoiles, des Princes et des Princesses. Ça fait 60 ans… Et eux, en travaillant avec leurs animaux, ils n’avaient pas eu besoin d’apprendre à leur « parler » pour comprendre l’importance de la symbolique des noms…

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Ce que vous ne leur prendrez jamais…

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Dans mes communications, certains s’étonnent de m’entendre utiliser le mot de « gardien » et non celui de « propriétaire ». J’aime cette appellation, parce qu’elle signifie exactement ce que nous sommes ou devrions être pour les animaux : « personne qui garde, qui défend et qui protège ». Mais ce sont surtout les animaux eux-mêmes qui refusent cette notion d’appartenance et de droits absolus, sous-entendue dans le terme « propriété »…

Ils veulent être libres. A mes débuts, j’ai eu des difficultés à appréhender cette perception, qui revient pourtant régulièrement dans mes ressentis, notamment avec les chevaux. La liberté, pour moi, c’était celle des grands espaces, genre troupeau de mustangs dans les vastes prairies américaines ! C’est mon vieux cheval, qui galope aujourd’hui dans les nuages, qui a su m’expliquer combien je me trompais. La liberté dont ils parlent est dans leur tête. C’est celle de donner… ou pas. Et qu’est ce que donner si ce n’est de la générosité ?

Hey oui… encore une notion qui va énerver ceux qui prétendent être « les chefs » !!! Pourtant les chevaux nous en donnent des exemples tous les jours, dans un modeste club comme à très haut niveau. Se demande-t-on toujours pourquoi tel cavalier « y arrive » mieux avec tel cheval, sans forcément monter mieux que ses copains ? Ou encore pourquoi des chevaux d’exception, qui font se lever les foules dans les tribunes, sortent des circuits de concours internationaux, quelle que soit la discipline, quand ils changent de cavalier ? Se pose-t-on la question pourquoi cet « hystérique » est d’un calme sidérant sous la selle d’une autre personne ? Ou pourquoi cet autre accepte de faire certaines choses, pourtant difficiles pour lui au niveau physique ? Le niveau d’équitation joue bien évidemment, mais pas que... !

En communication, il est parfois des moments un peu difficiles face aux humains : ce cheval pour qui sa gardienne est sa demi-pensionnaire… Cet autre, dans une grande écurie professionnelle, avec beaucoup de personnes pour s’occuper (parfaitement bien) des chevaux, qui « faisait son travail », sans plus, parce qu’il voulait « un gardien rien que pour moi »… Sans compter tous ceux qui ne veulent pas donner parce que leurs cavaliers ne pensent qu’à les utiliser : « Veut juste faire la belle sur mon dos », « Jamais regarder moi », « Venir, sortir de la boîte (box), travail, remettre-moi dans boîte », « Pas laisser à moi le temps de comprendre, se fâcher », « Peux pas faire — lui pas sentir que j’ai mal »… j’ai de quoi écrire un livre !!!!   

Aujourd’hui, je sais que jamais personne ne pourra leur prendre l’une des dernières libertés qu’ils ont (tous !) encore : la générosité. Et que pour l’obtenir, rien ne sert de s’énerver ou de les traiter de nuls. Pour elle, ils sont prêts à tout, y compris à souffrir. Mais ils savent la donner sans compter, certes chacun à leur propre niveau physique et mental, à ceux qui savent les « écouter » et les considérer pour ce qu’ils veulent être : des compagnons de vie, de vrais partenaires de loisirs ou de compétition, des amis avec qui on partage les bons et les mauvais moments…

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C'est qui le patroooooon ?

« J’en ai marre de ce cuir ! », « Rentre-lui dedans, il se fout de ta gueule », « Mais quel connard ! », « Alleeez, un bon coup de cravache sur le cul ! »… Petite liste - non exhaustive ! — des gentillesses entendues au détour d’une allée d’écurie, dans un manège, au bord d’un terrain… Là, déjà, mon grand principe de non-jugement est un peu mis à mal… Mais alors quand vient la sacro-sainte phrase « je vais te monter qui est le chef ! »…, s’il n’y avait la brutalité qui va avec, je crois bien que j’éclaterais de rire !!!

Mais qui sommes-nous, petites fourmis gesticulantes, pour imaginer que nous allons pouvoir leur apprendre des choses par la contrainte et les dominer par la force ? ! Et qui es-tu, toi, ce cavalier que j’ai entendu récemment expliquer d’un ton péremptoire « les chevaux sont vraiment trop cons, s’ils étaient intelligents, ils ne supporteraient pas tout ce que nous leur faisons subir ! »

Les chevaux ont ce que l’homme a perdu depuis la nuit des temps… l’intelligence du cœur. Ils acceptent, ils pardonnent, pour une seule et unique raison : tenter, parfois désespérément, de créer une relation avec l’humain. Je ne compte plus le nombre de fois en communication, où je traduis avec certitude : « Dire que je veux donner – Pas être utilisé – Partager le plaisir ». Et ces mots, « M’écouter — Complicité », combien de fois s’imposent-ils avec force dans ma tête sur une image, une émotion, un ressenti…

Malheureusement, les animaux sont aussi des êtres de chair et de sang et quand les mauvais traitements, l’indifférence, le manque de soins leur deviennent insupportables, ils deviennent, non pas « cons », mais plus du tout coopératifs, ce qui n’est pas tout à fait la même chose !

Quand je capte ces sensations chez les chevaux, je repense toujours à cette orque, avec laquelle j’ai vécu l’une de mes plus extraordinaires communications. Quand je lui ai demandé si les humains lui avaient appris des tours de spectacle, (elle était dans un parc aquatique), j’ai vraiment eu l’impression qu’elle riait… Et en ouvrant grand ses mâchoires : « Si moi vouloir, tous morts… »

Il est des images comme celle-ci que j’aimerais tellement pouvoir envoyer dans la tête de certains humains…

 

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Face la la mort

Il m’arrive souvent de rencontrer des animaux en fin de vie. A chaque fois, ce sont de poignantes leçons…
Quand ma dernière heure sonnera, je voudrais avoir tout à la fois la fierté de Maryland, ce cheval champion qui voulait « mourir debout », la confiance de Mascotte, cette petite chatte affectueuse, « pas grave, beau là-haut », le courage de Rudy, ce gros chien qui reculait le moment pour « rester encore un peu sur le chemin de vie » de sa petite gardienne , la bonté de Béa cette bergère allemande, partie avant sa maîtresse, « pour lui montrer le chemin », l’amour de Yuki, ce petit hamster « coupé en deux, aller retrouver l’autre » qui s’est laissé mourir après la mort de son frère, la force de mon papy cheval « se battre encore, jusqu’au bout de la route, même si ça fait mal »…
Mais je n’aurai pas tout cela. Parce que je suis humaine. Et que nous, les humains, face à la mort, nous ne pouvons égaler leur niveau de dignité, de foi, de volonté, de générosité, de dévouement et de grandeur d’âme.

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En mode réorganisation !

Vous êtes de plus en plus nombreux à me contacter pour bavarder avec vos animaux. J’en suis ravie et je vous remercie infiniment de votre confiance ! Tant de belles rencontres, animales et humaines…

Toutefois cette activité, si extraordinaire soit-elle, a un revers de médaille : elle demande énormément de temps, si l’on veut interpréter avec justesse, et beaucoup de concentration, ce qui limite le nombre de communications dans une journée.

  • Il m’est donc devenu trop difficile de me déplacer pour un seul animal, hors proximité de Marcy l’Etoile, en raison du temps mais aussi des frais.

  • Je comprends tellement, au vu des résultats, que l’on devienne addict à la communication animale, mais je ne peux plus assurer les suivis gratuitement, trop trop nombreux, hors urgences bien sûr.

  • Et enfin… le nerf de la guerre, tant pour essayer de vivre de ce beau métier que pour calmer les crises de mon comptable… les sous ! Je suis désormais dans l’obligation de compter des frais de déplacement.

J’ai donc mis en place une nouvelle méthode de travail, que vous trouverez sur ce site, à la rubrique Consultations.

Je vais également mettre en ligne un calendrier, pour vous informer de mes déplacements, quand des créneaux horaires seront disponibles, ce qui permettra de partager les frais de route.

Moins de retard dans mes communications sur photos, plus souvent au bout du fil, (en tout cas moins de messageries pleines !), plus de temps aussi pour corriger les exercices de mes stagiaires entre deux formations…

Pour nos compagnons animaux, pour vous et… pour moi, merci de votre compréhension !

 

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